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         "On est zèbre*, on ne le devient pas". L'adulte précoce se sent bien souvent "différent", en décalage par rapport au rythme imposé par les autres. Il pense vite, et bien souvent autrement que ses camarades.  Hyper anxieux, hyper émotif, en difficultés dans les relations humaines, il se crée un "faux self" qui lui permet de se conformer en société mais qui la plupart du temps lui pèse. Le HPI n'est pas un trouble mais une personne peut bien souvent avoir des comorbidités telle qu'une anxiété sous jacente, des éléments traumatiques de vie, une dépression. La souffrance psychique s'installe à la fois dans la vie professionnelle, sentimentale ou sociale et il convient de poser un diagnostic pour soulager, mieux s'accepter et se connaitre. Le diagnostic peut représenter un soulagement mais il n'est souvent qu'une partie de l'iceberg et un travail psychologique est régulièrement mené de front pour accepter le bonheur que cette personne à haut potentiel peine à atteindre. 

 

*« Zèbre » est une terminologie utilisée par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin pour se dégager de représentations parfois pesantes telles que « surdoué », « haut potentiel ».

Haut Potentiel intellectuel adulte:

précocité


          Les troubles cognitifs observés dans les suites de cancers traités sont appelés chemobrain ou chemofog. On retrouve surtout un ralentissement de la vitesse de traitement, des troubles attentionnels et parfois mnésiques qui rendent le quotidien ou la vie professionnelle plus complexe qu'auparavant. Bien que les difficultés soient parfois légères, elles suffisent à mettre à mal le patient qui rentre assez rapidement dans un cercle vicieux anxiété-dépression/ troubles cognitifs/ altération des relations sociales. 

          Les causes tiendraient au cancer lui-même et à ses conséquences psychiques mais également à l’action neurotoxique de la chimiothérapie, au stress oxydatif et à des troubles hormonaux ou immunitaire. Certaines régions cérébrales sont réduites notamment l'hypothalamus et le cortex frontal.

          Les troubles peuvent disparaitre progressivement avec le temps après l'arrêt du traitement mais peuvent également perdurer plusieurs années chez certaines personnes.


          Aucun traitement n'existe pour pallier à ses difficultés. Seule une prise en charge individuelle peut aider à restaurer ou améliorer les plaintes.

cancer

Troubles cognitifs et cancers:

avc

Accident vasculaire cérébral:

          Un AVC, même mineur, dans un territoire ne laissant pas de séquelles physiques apparentes, peut entrainer des difficultés dans le quotidien. Le patient est souvent fatigué, se plaint de problèmes de concentration ou de mémoire. Outre, l'aspect psychologique d'acceptation surajouté après un accident vasculaire cérébral, même de petite taille, il persiste des troubles cognitifs qui demandent parfois à être réeduqués ou au moins stimulés.

          Il convient donc d'écouter les plaintes déposées et de tenter via une prise en charge individuelle de frayer un chemin plus rapide à la plasticité cérébrale.

TC

Traumatisme crânien:

          La principale cause des traumatismes crâniens est représentée par les accidents de la voie publique, mais il existe aussi de nombreuses autres causes, en particulier les accidents de sports, les actes de violences, agressions, accidents domestiques,...

 

         Les principales lésions sont provoquées par l'accélération, la décélération ou la rotation violente du cerveau, qui entraînent l'étirement ou le cisaillement des axones ("câbles") à l'intérieur du cerveau. Ces lésions peuvent être plus ou moins sévères et/ou étendues. Elles peuvent entraîner une perte de connaissance brève ou un coma. Des contusions peuvent s'ajouter.

          Pour les traumatismes crâniens légers, les séquelles les plus fréquentes sont souvent les céphalées, sensations vertigineuses, fatigue et des difficultés cognitives et émotionnelles. Il ne faut pas négligler ou banaliser ces symptômes et il convient d'être à l'écoute de ces patients qui bien souvent sont catalogués comme somatoformes car les troubles sont "invisibles".

       Pour les traumatismes crâniens modérés à sévères, les séquelles peuvent être plus importantes et sont parfois à la fois physiques, cognitives, émotionnelles, sensorielles.

opération

Troubles cognitifs post-anesthésie:

          Il n'est pas rare après une opération chirugicale qu'un syndrome confusionnel apparaisse. La survenue d’un tel événement nécessite un suivi à distance (3 mois) des fonctions cognitives, en particulier chez le sujet âgé. Il est de plus en plus admis qu'une anesthésie générale, bien qu'elle soit inéluctable, entraine quelques dysfonctionnements cognitifs. Ils sont liés à la fois aux effets des anesthésiques, du type de la chirurgie et/ou des éventuels traitements concomitants administrés en pré et post-opératoires. Il existe cependant, avec le vieillissement de la population, de plus en plus de cas de patients âgés déclarant une maladie neurodégénérative dans les suites de l'opération.

         Il ne s'agit pas là d'une conséquence mais juste d'une mise en exergue des difficultés cognitives sous jacentes jusqu'alors bien compensées. Une évaluation et un accompagnement du patient et de la famille est nécessaire dans ce contexte.

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